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Clinique des Diaconesses
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Dernières Nouvelles d'Alsace du 17 janvier 2012
Renforcement des liens entre trois cliniques strasbourgeoises

La photovaporisation prostatique à l’aide du laser Greenlight est proposée par la clinique Adassa pour les patients soignés en urologie suite à un adénome (hypertrophie bénigne) de la prostate. Photo DNA -Jean-François Badias
Le renforcement des liens juridiques et médicaux entre les cliniques Adassa, Sainte-Odile et le Diaconat favorise le développement de nouvelles technologies de soins dans ces établissements de santé strasbourgeois.
PAS QUESTION d’attendre que s’ouvre fin 2015 le futur hôpital sud vers le bassin Vauban et le Port-du-Rhin pour offrir de nouvelles pratiques thérapeutiques à la patientèle. En 2011, les choses avaient bougé dans le paysage des cliniques strasbourgeoises à but non lucratif, avec le rapprochement en janvier de la clinique Adassa, fondée en 1878 par des israélites, et du Diaconat, fondé en 1842 par des protestants, un regroupement qui avait absorbé en été la clinique Sainte Odile, ouverte il y a exactement un siècle par une congrégation catholique. « Nous avons mené conjointement une première enquête de satisfaction auprès des patients, une action commune dans les trois cliniques. » explique Christian Caoduro, directeur des cliniques Adassa, Diaconat, Sainte Odile, clinique de Strasbourg.
« Au départ, le ministère de la Santé voulait l’imposer à tous avant 2012 et finalement, la démarche n’était plus obligatoire. Nous avons quand même décidé de nous lancer, avec la méthodologie du ministère appliquée par un organisme de sondage. » Résultat de cette enquête réalisée par sondage téléphonique : « Très satisfaisant ! Entre 80 et 100 % de satisfaction dans tous les domaines : accueil, restauration, information, organisation de la sortie etc. Sauf sur deux points où on est un peu inférieur, le confort de la chambre pour Adassa à 73 % (à cause du bruit) et l’identification de la fonction du personnel, à 79 % pour Sainte Odile. »
Urologie, laser, et prothèse du genou sur mesure
À la clinique Adassa, le pôle Urologique se développe comme le prouve l’augmentation du nombre de patients (37 %) entre 2009 et 2011. La proposition d’une nouvelle technique de traitement de l’hypertrophie bénigne de la prostate par l’utilisation d’un vidéo endoscope muni d’une fibre laser appelé « Greenlight » y est pour quelque chose. La photovaporisation du tissu prostatique avec ce faisceau de haute énergie (180 W, dans le spectre des verts) permet de déboucher la totalité du canal urinaire au niveau de la prostate. Plus de 250 patients ont déjà bénéficié de cette approche initiée fin 2010 par le D r Jean-Daniel Weidmann. Le bilan est positif : « On note une diminution voire l’absence de saignement postopératoire et un inconfort diminué, avec une durée plus courte de sondage urinaire. » La durée d’hospitalisation passe à deux jours au lieu de 4 à 5 et le patient peut reprendre plus rapidement ses activités. Le renforcement du pôle urologique de la clinique Adassa profite aussi aux urologues exerçant habituellement au Diaconat et à Sainte-Odile qui peuvent se servir de cet équipement, encore assez rare en France.
À la clinique du Diaconat, le premier Centre d’évaluation posturale de France s’est ouvert récemment (voir DNA du 1 er janvier 2012) pour mieux diagnostiquer diverses douleurs et dysfonctionnements corporels. « Pour la première fois aussi, un interne en médecine effectue sa formation auprès des médecins du Centre de la main, une disposition désormais permise par la loi HPST. » À la clinique Sainte-Odile, les greffes de cornée réalisées avec femtolaser (voir DNA du 27 mars 2011) se poursuivent, avec 25 greffes l’an dernier et autour de 40 prévues au cours de l’année. La clinique propose aussi une nouveauté en matière de chirurgie prothétique du genou, un « implant du genou personnalisé : les prothèses du genou sont faites après passage du patient à l’imagerie médicale et l’envoi du cliché aux États-Unis où une prothèse sur mesure est réalisée. » Une fois envoyée et réceptionnée à Strasbourg, la prothèse personnalisée offre des gains de temps pour l’équipe médicale et de sécurité pour le patient dont les suites opératoires sont en théorie facilitées. Christian Caoduro sait qu’une quarantaine de prothèses de ce type ont été posées depuis l’automne et que l’information passe vite « auprès des consommateurs de soins qui se renseignent sur internet et posent de vraies questions. ».
MARIE BRASSART-GOERG